Journal de marche, Denis Deprez
Le Journal de marche peut être lu à travers cette intuition / intention : un dispositif de lecture qui traduit une expérience de déplacement, de quelque chose qui n’est pas à sa place ou qui la cherche.
La mise en page de Journal de marche est conçue comme une évocation des livres d’urbanisme ou d’architecture pour renvoyer à cette idée d’un espace quadrillé par les normes. La montagne n’est pas une « nature sauvage » mais plutôt un sujet soumis à un ensemble de juridictions, inscrites dans des discours scientifiques, législatifs ou autres, bref dans un écosystème régi par des rapports de force. C’est le manifeste du Monument continu du groupe d’architectes Superstudio, sorte d’étalement hégémonique et dystopique de la grille dans le paysage, qui a conduit de manière souterraine à la réflexion du livre.